10 November 1999
La Commission Mondiale Organise la Réunion du Caire sur les Grands Barrages en Afrique et au Moyen-Orient
Pour la première fois en Afrique et au Moyen-Orient, des gouvernements, des entreprises, des ONG, des universités et des producteurs d'énergie concernés par le débat sur les grands barrages se réuniront pour discuter des effets économiques, sociaux et environnementaux des barrages. La Commission mondiale sur les barrages tiendra sa Consultation régionale sur les barrages en Afrique/Moyen-Orient les 8 et 9 décembre 1999,à l'hôtel Méridien Le Caire, le Caire, Égypte.
Les participants sont invités à débattre des effets positifs et négatifs des barrages dans la région Afrique/Moyen-Orient. La réunion du Caire fait partie d'une série de consultations régionales qui aideront la CMB à préparer son rapport final qui sera publié vers le milieu de l'an 2000. La conférence commencera avec un discour du Professeur Kader Asmal, président de la CMB, et M. Klaus Toepfer, directeur du Programme des Nations Unies pour l'Environnement. Cette dernière institution apporte un soutien financier à la CMB, dans le cadre d'un partenariat elargi concernant problèmes d'intérêts communs. M. Mahmoud Abu Zeid, Ministre Egyptien des Travaux Publiques et de l'Hydraulique prononcera aussi un discours lors de la séance d'ouverture.
La CMB prépare également 10 études de cas sur des barrages choisis dans le monde entier. En ce qui concerne la région Afrique/Moyen-Orient, le choix s'est porté sur le barrage de Kariba sur le Zambèze, en Zambie et au Zimbabwe et le barrage d'Aslantas sur la rivière Ceyhan, en Turquie.
Un débat important
Selon les estimations, il existe 800 000 barrages dans le monde dont 45 000 sont considérés comme des grands barrages (plus de 15 mètres de haut). Avec un chiffre d'affaires estimé à 50 milliards de dollars au moins, l'industrie des barrages est en train de construire 1600 autres grands ouvrages dans le monde entier. Les barrages apportent des avantages du point de vue du développement et de la sécurité, ils servent à l'irrigation, à l'approvisionnement en eau, à la maîtrise des crues et à la production d'énergie hydro-électrique. Mais barrages et retenues peuvent aussi être synonymes de disparition de plantes, d'animaux et de biodiversité aquatique et avoir des répercussions graves sur les populations humaines: 4 millions de personnes seraient déplacées, chaque année, dans le monde entier, par des projets de construction de barrages.
De 1970 à 1979, 5415 barrages ont été construits: le double du nombre construit dans les années 1950. Cependant, depuis le milieu des années 1980, le rythme de construction a considérablement ralenti à mesure que des craintes s'exprimaient à propos des impacts financiers, sociaux et écologiques, entre autres, des barrages.
En Afrique, il y a 1272 grands barrages dont la mission première est l'irrigation suivie de l'approvisionnement en eau. C'est l'Afrique du Sud qui possède le plus de barrages en Afrique (539) suivie par le Zimbabwe (213) et l'Algérie (107).
Le Moyen-Orient compte 793 grands barrages qui servent avant tout à l'irrigation, suivie de la maîtrise des crues. Dans cette région, c'est la Turquie qui possède le plus de barrages (625), suivie par l'Iran (66), la Syrie (41) et l'Arabie saoudite (38).
La Commission mondiale des barrages
La CMB a été créée en 1998 à l'instigation des intérêts pro et anti-barrages qui souhaitaient rompre l'impasse concernant la gestion et la construction de barrages comme aspect fondamental de la gestion des ressources d'eau. Les deux parties se sont réunies à Gland, en Suisse, en 1997, sous l'égide de la Banque mondiale et de l'UICN-Union mondiale pour la nature (organisation qui regroupe plus de 800 ONG et organismes publics actifs dans le domaine de l'environnement).
À Gland, les deux parties ont accepté d'aider à mettre sur pied une commission indépendante et objective sur les barrages qui conduirait une étude mondiale sur l'efficacité des grands barrages pour le développement, évaluerait des solutions de substitution et établirait des critères et lignes directrices pour l'étude et la mise en œuvre de futurs projets de construction de barrages et de solutions de substitution. Il convient de noter que la CMB n'a le pouvoir ni d'intervenir ni de trancher dans les controverses actuelles à propos des barrages. Les travaux de la Commission prendront fin avec la publication de son rapport final, vers le milieu de l'an 2000.
La Commission et le Secrétariat
La Commission est présidée par le professeur Kader Asmal. Célèbre pour son combat contre l'apartheid et avocat des droits de l'homme au Royaume-Uni, durant son exil, le professeur Asmal est rentré en Afrique du Sud en 1994 pour se joindre au gouvernement du Président Nelson Mandela en qualité de ministre de l'Eau et des Forêts. Sa loi sur l'eau a acquis une notoriété mondiale car elle a fait entrer l'aspect des droits de l'homme et du développement communautaire dans la gestion des ressources d'eau. En juin 1999, le professeur Asmal a été nommé ministre de l'Éducation mais reste Président de la CMB. Les 11 autres membres de la Commission sont des personnalités éminentes de différentes régions du monde, issues de gouvernements, d'ONG, d'universités et du secteur de l'industrie. Le Secrétariat de la Commission se trouve au Cap, en Afrique du Sud.
Pour d'autres renseignements, veuillez contacter:
Nadia Romani, Magicx Communications
3, Abu El-Feda St., 14th floor, Zamalek, le Caire, Égypte
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Téléc.: +202 341 3663
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OU
Kate Dunn, Responsable de la communication, Commission mondiale sur les barrages
Le Cap, Afrique du Sud
Tél.: +27 21 426 4000
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Courriel: kdunn@dams.org